Mélenchon va gagner


Il n’y a qu’une certitude, une seule, quant à l’issue de l’élection présidentielle française de cette année qui se déroulera les 23 avril et 7 mai prochains: Jean-Luc Mélenchon va gagner. 

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L’opinion française, la colère bien plus que la peur

L’élection française qui se joue actuellement est celle de la rupture. La nécessité de la rupture. Ce n’est pas tout à fait le besoin de changement, ou le cri de la révolution, mais la volonté irrépressible d’électrocuter le système, de le sentir vaciller, et de le voir ébranler.

L’opinion française – qui a la colère en commun avec la plupart des peuples occidentaux en cette ère de néolibéralisme – sent que les prochaines semaines seront celles du choix entre la résignation, sous toutes ses formes, le mur ou le cimetière, et la tentation d’un virage totalement inédit, l’inconnu ou l’espoir.

Ce dilemme se manifeste, substantiellement, dans la conversation autour de l’élection présidentielle. On y parle de « justice », de « pourris », de « déconnectés », mais surtout de ce qui fait la France.

Et ce qui fait la France transcende les couleurs, les origines, les castes, c’est de l’ordre de ses valeurs historiques, des fondements de ses luttes, que sa devise résume bien: liberté, égalité, fraternité.  

Liberté

L’opinion française a soif de liberté, d’égalité et de fraternité. Et elle a conscience que ses peurs ont toujours servi depuis plus d’une décennie à la pousser un peu plus en dehors de l’histoire, de son histoire. Que ses élus sont davantage les servants dociles et extatiques d’un système dans lequel il n’a guère sa place, que sa fonction essentielle  se résume à subir avec fatalité le sort promis à tous les peuples du post-capitalisme : celui du désœuvrement jusqu’à l’inexistence. Que pour ces serviteurs-là l’intérêt général est dicté par les agences de notation et autres sanhédrins.

Il fût un temps où les appels à la raison et à la responsabilité permettaient de tenir les frustrations bien et droit dans le rang, ce qu’il se dégage de cette campagne présidentielle c’est que ce temps est révolu.

L’opinion française ne fait plus confiance. Ni en ses responsables politiques ni en ses médias traditionnels.

Cette erosion de la confiance s’est manifestée au cours des dernières années, via la montée exponentielle de l’abstention et le vote de défiance, du moins l’intention du vote de défiance. Un certain 21 avril 2002, ce ras-le-bol s’est fait sentir de façon sismique, lorsque le candidat de l’extrême-droite a renvoyé dans les cordes le candidat socialiste, un des grands favoris des sondages.

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L’on a souvent pensé que la stratégie chiraquienne du tout-sécuritaire fût l’élément prépondérant de ce K.O. électoral, c’est en partie vrai. En partie seulement. Le vote Le Pen en avril 2002 a d’abord été un vote de la colère.

Contre la marche imposée, forcée, vers le mondialisme exacerbé, vers une Union Européenne où sa souveraineté nationale était transférée en dehors de son champs de contrôle. Contre l’inertie des idées, la vacuité des affrontements stériles. Contre la droite des « affaires », pour dire corrompue. Contre la capitulation de la gauche devenue sociale-démocrate, ce qui signifiait complaisante avec les hérauts de cet autre capitalisme qui se voyait – déjà – triompher partout. Poussant l’idylle jusqu’au mélange, à la fusion, la perdition des genres.  La gauche caviar. Désespérante alternative. Et totalement stratosphérique. 

Le résultat est une «fracture morale» entre une France installée, riche et instruite, qui se pique de tiers-mondisme et daube sur la démocratie, et d’autre part une France inquiète, qui rassemble les jeunes déclassés, les chômeurs, les ouvriers… sans autre moyen que leur bulletin de vote pour se faire entendre.

Le même vote de la colère s’exprimera, plus tard, en  France et un peu partout en Europe, et récemment aux Etats-Unis.

La colère bien plus que la peur.  La colère contre l’injuste. 

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Le Pen ou l’impossible crédibilité

L’élection présidentielle française de cette année ne se joue donc pas sur la peur. Disqualifiant définitivement, Marine Le Pen.

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Il ne s’agit pas d’angoisse de l’avenir, l’électeur français ne se fait pas d’illusion, il est particulièrement lucide et se rend bien compte que si sa situation actuelle est ce qu’elle est, c’est parce qu’il y a eu complicité ou compromission de la sphère dirigeante, d’un côté comme de l’autre de l’échiquier politique, avec – pour paraphraser Mitterrand – « les puissances de l’argent« .

Marine Le Pen, en termes d’image, fait partie pour une partie non négligeable des électeurs français de cette caste. De par ses riches soutiens, des scandales de corruption qui l’ont entaché ou éclaboussé sa formation politique, des contradictions entre son discours de représentante et défenseure du peuple opprimé et ses actes. Marine Le Pen n’est pas crédible.

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Et la crédibilité est la combinaison idéale de la confiance, de la communication efficace et de l’expertise.

Si sa communication fait souvent mouche, sachant provoquer ou s’offrir des polémiques,  ayant le sens du débat, de la formule incisive, qu’elle s’est bâtie une personnalité au verbe combatif – certains diront agressif, vilipendant allègrement le bipartisme officieux français, il n’en reste pas moins qu’en matière d’expertise, ce n’est pas Hillary Clinton. Autrement dit, la compétence n’est pas l’épithète qui lui est associée. L’expérience non plus. Il lui manque une bonne couche d’épaisseur. 

Si au Québec, ou au Canada, cette insuffisance serait un argument vendeur parce qu’après tout la nord-américanité contemporaine oblige à l’entertainment (cf. Justin Trudeau & Co.), le light, le cute, le show; en France l’expérience et la solide maîtrise des dossiers sont indispensables pour susciter la confiance.  Résultat des courses: en 2014, 78% des français ne lui faisaient pas confiance pour gouverner le pays, deux ans après, malgré le virage communicationnel de la candidate qui se voulait un moment apaisée, d’une stratégie de l’image se voulant plus adéquation avec le « vrai » peuple et en harmonie avec l’ensemble des citoyens, seuls 20% de l’électorat lui accorde sa confiance.  

En outre, elle n’est pas spécialement perçue comme une personne chaleureuse, sympathique, honnête.  C’est un euphémisme. Cela a coûté une élection à Hillary Clinton. 

A quelques semaines du dénouement électoral final, la confiance pour Marine Le Pen est loin d’être au rendez-vous malgré les intentions de vote.  La compétence encore moins. L’expérience se fait attendre. Clairement, pour elle, c’est foutu. 

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Macron ou l’étoile filante médiatique

Le candidat d’En marche! – le mouvement ni à droite ni à gauche, et pas toujours au centre, hors cadre et ailleurs, quelque part, la bannière des transfuges qui ont quelques fois si peu en commun – est l’archétype du novus homo politicus d’un genre très particulier. Pas véritablement 2.0 à la Barack Obama, pas aussi charismatique que Matteo Renzi – le produit politico-publicitaire que seule l’Italie est capable de concevoir, peu novateur sur le plan idéologique, c’est l’image lisse qui sauve de l’ennui mortel tous les chroniqueurs politiques français. C’est sans doute pourquoi en termes de poids médiatique, il bat actuellement tous les autres candidats.

Pour 46% des Français, Emmanuel Macron bénéficie d’un parti pris plutôt positif de la part des médias.

Emmanuel Macron est apparu comme une étoile filante dans les cieux médiatiques quand tout le monde dans les salles de presse bâillait fermement en regardant les Alain Juppé et consorts, tous ces vieux de la vieille, se préparer à en découdre. L’énième épisode d’une serie B interminable. Macron est arrivé, et tout ce monde s’est extasié : Enfin! On ne s’emmerdera pas!

Macron était le signe annonciateur du divertissement tant espéré.

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Le jeune loup – dont l’opinion publique ne se souvient plus toujours de son passage éclair au ministère de l’économie ou de ses réalisations – a vite compris que pour faire crédible il fallait faire avec du vieux.

D’où les diverses alliances et autres ralliements souvent contre-nature ou surprenantes avec tout ce qui se fait de (ex) barons de la politique française. En termes d’image, le jeune Macron qui prétend ringardiser les séculaires fait l’effet contraire.

Là où les spécialistes y voient l’attrait, le sérieux, la capacité de ratisser large et de convaincre au-delà de son propre camps (lequel?) – bref la crédibilité et la confiance, l’opinion publique ce qu’elle perçoit est un candidat de l’ancien dans un emballage aussi agréable qu’une Une de Paris Match.  

Étroitement associé à la politique économique du président François Hollande, le candidat du mouvement En marche ! se présente pourtant comme un homme « hors système », loin des partis et des coteries. Cautionnée par la presse, la métamorphose de M. Emmanuel Macron en évangéliste politique masque mal la trajectoire banale d’un technocrate dont l’entregent lui a permis de brûler les étapes.

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Macron est un enthousiasme médiatique. Une érection journalistique. Pas de réels mouvements populaires d’adhésion, pas le sujet de la conversation en dehors des tribunes de presse,  pas l’intérêt 2.0. Rien. Ou très peu.

Pour un candidat que l’on qualifie de « phénomène » politique, de candidat réseaux sociaux, il fait en termes de popularité et d’engagement, voire de modernité, moins que le « vieux » et pas « très sexy » Jean-Luc Mélanchon, et son hologramme.

Ce qui pour la storytelling actuellement répétée ad nauseam par les organes de presse et autres instituts de sondage est assez curieux.

Cela rappelle l’hystérie Hillary Clinton

Nous constations encore récemment combien la presse française était en pâmoison devant Emmanuel Macron, fraîchement promu en politique et devenu en quelques mois une véritable égérie médiatique.

Sacrifice du pluralisme sur l’autel du vedettariat médiatico-politique, fonctionnement microcosmique de l’univers journalistique et couverture feuilletonesque : le « cas Macron » ou la dramaturgie électorale en guise de journalisme politique.

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Il faudra à M. Macron beaucoup de charisme pour maintenir l’illusion qu’il appartient à l’autre camp. Lui suffira-t-il de croiser le mythe pompidolien du banquier lettré sachant conduire les affaires avec le fantasme giscardien du jeune homme progressiste ?

Il n’est à leurs yeux ni socialiste, ni écologiste mais « néo-libéral » :

« ‘Progressiste’ uniquement pour ceux qui pensent que le progrès consiste à imposer à la France d’aller vers le modèle libéral. »

Pour eux, celui-ci s’inscrit non seulement « dans la continuité de la politique menée par Hollande et Valls », mais il va « dans la même direction » que celui de François Fillon : celle des « demandes du grand patronat » – même si le second adopte « une stratégie plus gradualiste ». En résumé : 

« Macron est le porte-parole rêvé de cette technocratie [de Bercy] étroitement liée aux milieux financiers qui rêve de voir appliquer ces idées rétrogrades sous des apparences civilisée. »

 

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Mélenchon ou l’authentique candidat

Si Marine Le Pen est l’impossible crédibilité, Emmanuel Macron l’étoile filante médiatique, en termes de perception Jean-Luc Mélenchon est le candidat authentique. Le momentum

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Hier, Jean-Luc Mélenchon a indéniablement réussi une démonstration de force en parvenant à rassembler simultanément 12 000 personnes en meeting à Lyon et 6 000 en version hologramme en région parisienne.

Le candidat de la France insoumise a décliné ses propositions sur l’économie du futur, la mer, l’espace, le numérique et les trésors de « l’esprit humain ». S’il ne ferme pas la porte aux discussions de projet avec Benoît Hamon, il a rejeté toute idée de rassemblement d’appareils. « Ce que nous ne voulons pas, ce sont les combines et des arrangements ! » a-t-il lancé.

L’image a tous les défauts de l’authenticité, elle n’est pas parfaite, souvent emportée, débordant du cadre, passionnée, vindicative, déconcertante, audacieuse, et très marquée par une quasi absence d’esthétisme, ce qui à l’heure instagraméenne des retouches à n’en plus finir, est presque un crime contre la décence.

Mais l’image ramène au real. Celui que le quidam vit et côtoie au quotidien. Celui qui n’est pas l’incarnation de l’idéale vertu et qui néanmoins dans sa franchise et son honnêteté inspire confiance.

Mélenchon, l’exilé du Parti socialiste, déserteur de la sociale-démocratie, est le candidat qui porte un jeans pourri avec une bedaine comme il sied à une personne de son âge, et qui parle à l’électeur anonyme d’une réalité humaine et sociale que celui-ci ne pensait plus entendre de la part des personnalités politiques. 

Ses meetings ne sont pas un récital composé par les meilleurs communicateurs. Ces convictions ne donnent pas l’impression d’avoir été au préalable testées devant un focus-group. Il a l’air naturel, direct, parlant avec ses tripes, d’enjeux dont il a une excellente connaissance. 

Il ne cherche pas – à l’ère de la petite phrase qui puisse se tweeter et faire le maximum de buzz – à s’imposer dans le débat.

Mélenchon est un pédagogue qui a su initier et incarner la conversation 2.0 .  Dans laquelle, il est au même niveau que ses interlocuteurs, en même temps qu’il essaie de tirer les échanges vers le haut. Accessible, clair, pertinent, drôle, humain, Mélenchon a tout compris de la persuasion. De la persuasion contemporaine. 2.0.

Quand on est un jeune comme moi (ou un citoyen lambda) qui regarde très peu la télévision et passe beaucoup de temps sur Internet, on prête bien plus d’attention à la façon dont les candidats véhiculent leurs idées ici.

Chacun y va de sa manière, vise un public particulier, utilise des techniques spécifiques, avec plus ou moins de succès.

Mais dans cette folle campagne présidentielle, il y a un candidat qui se démarque particulièrement par sa communication sur Internet, et de manière plutôt réussie. Ce candidat est Jean-Luc Mélenchon.

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Mélenchon, pour l’instant, a réussi sa campagne.

Si les sondages ont donné Macron gagnant du débat  télévisuel des principaux candidats, l’opinion publique 2.0 a choisi son vainqueur et il est mélanchonnien.

Et comme le fait remarquer Zemmour, Mélenchon a dominé le débat télévisé de la présidentielle. Son humour, sa culture, son sens de la repartie, ont fait merveille. Même les électeurs de droite l’ont soudain regardé avec les yeux de Chimène. Jean-Luc Mélenchon ne sera probablement pas au second tour de la présidentielle, mais il est d’ores et déjà le vainqueur moral du premier. Le vainqueur d’estime. De quoi donner envie d’aller plus loin.

Cette (re)découverte de Mélenchon a eu l’avantage de faire le constat de l’écart communicationnel abyssal qui existe entre les différents candidats et l’homme de la France insoumise.  

La mesure, le rythme, le message.  De liberté, d’égalité, de fraternité. Le message de justice. Le message contestataire d’un peuple historiquement frondeur.  Le message et l’image de rupture.

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L’affiche à droite est celle de la campagne de cette année, à gauche de celle de 2012.

La rupture en deux clichés.

Mélenchon a laissé tomber la cravate bobo-chic et la posture ultra travaillée par les experts pour un look d’une sobriété digne de l’Armée du  Salut, pour une pose somme toute d’une grande banalité. Parce que ce n’est pas l’essentiel.

Il exhibe la barbe des jours ordinaires, le regard direct est saisissant, le sourire rassurant et confiant.

L’avenir en fond d’un mélange de gris et de bleu,  loin de la carte postale, réaliste, ouvert.

Une paire de lunettes bon marché, l’âge, l’expérience et le bagage intellectuel. Et le « Peuple » au-dessus comme une seule et même personne, comme la seule qui vaille.  

Tout est cohérent. L’ensemble transpire l’authentique. c’est sans artifice. Véridique.

Dans un sondage publié dimanche par le JDD, l’Ifop a interrogé les Français sur l’image de Jean-Luc Mélenchon. Il en ressort que le candidat de La France insoumise est jugé « honnête » par 77% des sondés, même si ce chiffre diminue en fonction de la proximité politique des personnes interrogées (95% des sympathisants du Front de gauche contre 50% chez ceux du Front national).

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Côté audio, Mélenchon le tribun, c’est le vocabulaire qui sait dire le fond de sa pensée aussi bien à monsieur tout-le-monde qu’aux élites. Sa parole ne s’égare pas dans les convenances et autres subterfuges communicationnels. Son verbe est lucide et intraitable sur les maux identifiés comme les sources de la profonde colère dans l’opinion publique.  

« Il explique, il pose son diagnostic et dit comment il compte faire pour appliquer son programme. On n’est plus dans le bruit et la fureur d’il y a cinq ans.

Mélenchon n’a rien abdiqué de ses convictions, mais il est plus posé et plus rassurant, et cela n’est pas pour rien dans son succès. »

En coupant le son, en termes de synergologie, il se dégage du personnage un fort volontarisme, qui fait corps avec le public, les mouvements imposent l’attention et force l’écoute, la gestuelle est à la fois instinctuelle et disciplinée. En bout de ligne, le personnage est charismatique. 

Est-il étonnant qu’il est le vrai phénomène de la campagne présidentielle française? La superstar des foules à gauche comme à droite? Celui qui rassemble le plus, fédérant jeunes et vieux? 

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On pense en effet au programme The Young Turks diffusé sur internet, très présent dans la campagne de Bernie Sanders lors des primaires démocrates. L’utilisation que fait Jean-Luc Mélenchon de YouTube comporte un premier point commun, celui de contourner les médias mainstream, pour maîtriser pleinement son expression politique. Deux gains complémentaires sont ainsi réalisés, d’une part la fidélisation d’un large public, mobilisable ensuite dans la campagne, d’autre part une transformation de son image personnelle.

Aussi bien Bernie Sanders que Jean-Luc Mélenchon ont renversé le reproche d’archaïsme qui leur était fait par cet investissement dans les nouveaux médias. Cet avantage technique modifie à son tour la représentation courante de leur programme.

Notons qu’il est assez ironique de constater qu’au même moment Emmanuel Macron, incarnation médiatique de l’innovation politique, semble découvrir le porte-à-porte et le questionnaire en face-à-face.

Mélenchon, une communication efficace, une expertise reconnue, une confiance générée, et au final une grande crédibilité.

A coup sûr, il se dirige vers l’Elysée.  

« On ne voit pas trop quelle mécanique pourrait freiner Mélenchon », poursuit le politologue. « On imagine mal les électeurs de Mélenchon faire mouvement au centre vers Macron. » Le « moment Mélenchon » est parti pour durer.

Sauf catastrophe apocalyptique, il est le prochain président de la République française.

L’authenticité est un outil d’aide à la décision. Elle nous permet en effet d’apporter des réponses justes autant à nous-mêmes qu’à nos interlocuteurs ; les émotions lui servent de support comme autant d’indicateurs de ce qui nous convient ou non au regard de nos propres repères.

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