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Bande sonore : Djiin – Sahalé.

Hier, sur un bout du trottoir, devant un bar, j’ai partagé une clope avec rox’, filiforme comme une anorexique irrécupérable ou comme une silhouette bien dans sa peau mais ayant poussée la minceur jusqu’aux extrêmes de la radicalité – celle qui frise l’invisibilité ou qui rivalise avec les squelettes top models à la karl lagerfeld hantant fantomatiques bandantes les panneaux publicitaires et autres magazines de mode, d’un délicat visage osseux, d’une chevelure crinière de lion à la blondeur sans excessive coloration ou sans excessif abus de produits chimiques. Rox’, pour ceux qui ne sont pas des intimes, roxy pour le pseudo réseaux médias sociaux, roxanne pour la police The Police, rox’ est comme la chanson, « You don’t have to put on the red light », elle baise sur le trottoir.

C’est ce que j’adore chez elle. C’est compliqué. C’est du niaisage. Ça fait l’amour comme une guerre sale ou une sale guerre (ce qui semble-t-il d’après une connaissance postdoctorante politologue réaliste ne veut pas dire la même chose – mais tu me diras on s’en fous-tu), et ça prend la rue autant que ça se prend dans la rue dès que le besoin s’en fait sentir. Que veux-tu que je te dise, j’adore tout simplement. La première fois, elle m’a accosté en me délestant d’une cigarette.

Contrairement à certaines personnes, je n’ai aucun problème à être généreux du cancer, je veux dire comment peut-on seulement être égoïste avec ça, « Tu veux une clope ? Tiens. De rien. Vraiment pas de quoi. Ça me fait plaisir. » Je n’ai jamais compris les autres, quitte à finir mes jours dans d’atroces souffrances causées par ce truc degueulasse que je m’offre chaque jour comme un vrai masochiste ou un pur inconscient, je ne dirai pas non à quelqu’un qui voudrait partager ces moments avec moi. Entre cancéreux on aura d’autre choix que la solidarité. « Je comprends ta souffrance. On est ensemble. On va en griller une ? »

L’autre soir, à la superette où j’ai mes habitudes ces derniers jours, le geek qui sert au comptoir m’a demandé : « Monsieur, la même chose ? » J’ai fait : « Oui, un autre cancer stp. » Il m’a regardé avec un truc solidariste dans les yeux, fumeur de son état, nous avons établi une connexion presque fraternelle, il le sait désormais il ne crèvera pas seul dans d’atroces souffrances.

 

 

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Le cancer coûte cher, très cher, surtaxé par une société qui l’a en horreur – dit-on, mais qui ne le supprimerait pour rien au monde car après tout cela rapporte pas mal de pognon.

« Ahhh vilain cancer ! », puis on se remplit les poches.

Que veux-tu que je te dise, il ne faut pas être pauvre pour pouvoir s’acheter du cancer par les temps qui ne font pas que courir mais qui détalent (un peu trop vite). Ou il faut être pauvre et très endetté – un peu comme cette classe sociale moyenne supérieure dans leurs « gated communities » – une autre façon de dire « ghettos pour riches », ce qui est devenu une norme – on gagne plein de cash mais on est étranglé par les dettes dans une cadill-ark flamboyante ou une bm-double-v, un truc d’une banalité comme toutes les cochonneries qui se retrouvent dans nos assiettes et dont on nous assure qu’elles sont certifiées bio.

Et nous, nous ne nous cassons pas trop la tête, pas envie de se compliquer la vie quand t’as la dalle, on paie une fortune pour se remplir la panse de cochonneries, bio, pas bio.

Le cancer coûte cher, la vie subit une inflation galopante, faut les voir les individus dans les supermarchés qui transpirent à grosses gouttes parce qu’ils ne sont pas sûrs que leur carte passera à la caisse, un moment d’angoisse qui se voit et se sent très bien, pas besoin d’être dans leurs bobettes – ce qui au vu de la transpiration serait un peu crasse, j’en conviens avec toi – pour le comprendre.

La vie est de plus en plus hors de prix, bouffer fumer chier de plus en plus inaccessible pour ce monde. Misère

 

 

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En même temps, paraît que nous sommes trop nombreux sur terre, trop de bouches à nourrir et si peu d’herbes dans le pré. Tous à l’herbe, régime bovin-humaniste, pour tout le monde, puisque les animaux et autres poissons sont de plus en plus frappés de l’interdiction d’être consommés.

Êtres sensibles, poissions animaux et bientôt les cailloux sans parler des végétaux, ce serait un peu comme bouffer des êtres humains, de les bouffer en les ayant fait souffrir sadiques que nous sommes, ce n’est donc pas humanistes de les bouffer, le temps des anthropophages est révolu, la barbarie des peuplades sans humanité est terminée, en outre c’est aussi au nom de la planète, comme l’a chanté L’Affaire Louis Trio : « Chic planète » « Il n’y a rien de plus beau » « A des milliers d’années-lumière ». Dans le pré tout le monde, sauvons la chic planète.

 

 

Et bien entendu, « Chic planète », il ne s’agit pas seulement des piscines creusées de nos villas, de nos voitures de luxe et nos vêtements de marque, de nos safaris instagrammables et nos incessants exhibitionnistes tours du monde en aéronef crachant plus de cochonneries dans l’atmosphère que les quelques milliards de pauvres qui le ventre affamé regardent passer dans les cieux aux nuages acides ces drôles d’étoiles filantes.

Les milliards de pauvres sont vegans, végétaliens – etc. et les etc. comme les autres je n’en ai vraiment rien à cirer, ils ont appris à l’être avant que le truc ne devienne le mainstream bourgeois et si bien vu.

Ils n’avaient pas trop le choix, c’était pour assurer la puissance du nord, les révolutions industrielles nordistes qui ne se souciaient pas beaucoup de la « Chic planète » ; les révolutions industrielles nordistes sont mortes, ressources finies ou presque, plus rien à polluer en quantités industrielles, alors on dit « Chic planète » pour tout le monde, surtout que les autres avec leurs révolutions industrielles et leur puissance commencent sérieusement à nous faire chier, alors « Au nom de la « Chic planète » je vous demande d’arrêter de vouloir devenir comme nous ».

Le nord a dit a à ces milliards de crevards à l’ère des colonies et autres impérialismes que leur conception du développement et du bien–être collectif et individuel était un truc de sauvageon, aujourd’hui le nord redécouvre l’eau chaude – les croyances ancestrales des suds sur l’harmonie entre l’Homme et la nature – et beaucoup de ces milliards ont juste envie de dire à ce nord : « Go fuck yourself! ». Google translation propose : « On crèvera tous! ». 

 

 

Les milliards de pauvres vegans végétaliens n’ont pas eu beaucoup de choix de l’être, c’était pour permettre et maintenir le matérialisme triomphant des civilisés nordistes, le confort des écolos contemporains qui habillés à la dernière mode sortant des ateliers de la honte et de la misère disent avec passion à quel point le plastique c’est terrible. Les pauvres milliards vegans végétaliens avant l’heure n’ont pas eu le choix, leurs terres ont été ravagées, les animaux et autres poissons crevés, l’eau contaminée, leurs mers et autres océans débordant de déchets nucléaires du nord, leurs sous-sols saturés des cochonneries toxiques du nord, chez eux transformés en poubelles ou en dépotoirs du nord, cela fait longtemps que les oiseaux au printemps ne reviennent plus dans leurs cieux.

Les milliards de pauvres vegans végétaliens avant que cela ne devienne aussi viral que la peste noire, avant que cela soit un narcissisme, avant que cela ne devienne un consumérisme comme un autre dans une société de surconsommateurs et donc que ça salisse davantage le pré, cette « Chic planète ». Trop de bouches à nourrir, il faut cesser de faire des gosses car oui c’est devenu un crime contre l’humanité, mais on n’oubliera pas d’aller faire la file pour s’acheter à prix de dingue le nouvel iCochonnerie ou MacBouc ou SamSon(of-Bitch) qui en a tellement dévoré de gamins dans les mines-bouffeuses d’innocences du Kongo-Machin-Truc. On n’oubliera pas d’aller s’offrir sa voiture électrique qui a tant besoin des mines du Kongo-Truc-Truc pour donner bonne conscience à prix de dingue. On n’oubliera pas de ne verser aucune larme pour les guerres financées par les affairistes nordistes afin de maintenir le standing économique et le prestige des civilisés.

 

 

Mais on pleurera toutes les larmes de son corps, on aura une si grande peine dans l’âme en voyant un obèse pauvre déchiqueté la chair pleine de cochonneries d’un animal, d’un poisson, lambda provenant de ces usines d’élevage dont la production fait tellement déborder nos poubelles. On pleurera toute sa tristesse pour le tas de pierre passant au feu, on se mettra dans une colère noire pour un chien abandonné dans la rue, on criera sa déception et sa haine de tous ces irresponsables qui ne viennent pas manifester dans la rue pour sauver la « Chic planète ».

On pleurera et il n’en restera pas assez pour l’itinérant qui crève à la sortie du métro et tout près des manifestants qui veulent sauver la « Chic planète » qui sortent leur iCochonnerie afin d’immortaliser ce grand moment digne de la marche de Selma.

Plus de larmes pour les enfants qui meurent dans les mines déchiqueteuses du Kongo-We-Don’t-Give-A-Fuck.

Plus de larmes pour les crânes explosés par les balles de conflits de sauvages causés et soutenus par les civilisés nordistes, plus de larmes pour les déserts de misère à perte de vue et si loin des belles plages instagrammables de nos jouissances insatiables, plus de larmes pour ces proches qui crèvent. Rien du tout.

Les larmes, ressources si souvent non-renouvelables. Humanité à géométrie variable. Cry Me a River ? Faut voir. « Est-ce que ça passe à la radio ? »

 

 

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Rox’ m’a repiqué une clope, elle me parle de la chic planète avec des lunettes gucci Goût-de-Shit, « Il y a trop de bouches à nourrir ! On ne va pas s’en sortir ! » Rox’ a les larmes aux yeux, les milliards d’énergumènes pauvrards qui mettent en danger sa chicissime planète sont de sombres connards, faire pleurer une Lady c’est quand même un truc de trou du cul.

Rox’ tire une bouffée, le cancer est bon, davantage avec quelques hectolitres d’alcool dans le sang, elle se sent mieux, heureusement il y a le cancer surtaxé pour rendre cette vie hors de prix et affligeante un peu supportable.

« Yo’, nigga, t’as du shit sur toi ? » Rox’ y va franco, pas de manière, surtout pas les bonnes. « Le negro est à sec, la clientèle a été gourmande », je finis par lui dire. Rox’ fait « Shit ! » Elle me propose de prendre un dernier verre et d’aller se ravitailler en marijuana, « Yo’, nigga, tu connais for sure des bro’ qui en vendent à pareille heure, yo’ c’mon on y vas-tu ??? » Je lui dis : « May be… »

Elle me regarde et lâche : « Si on y va, j’t’suce ! » J’ai à peine le temps de répondre qu’elle enchaîne « T’sé mon ex était un nigga ! Je sais comment m’y prendre avec vos dicks ! » « Ok, alors. » Rox’ vide son verre et nous allons procéder à un échange de service.

Rox’ n’a pas attendu d’être dans un lieu plus intime que la rue pour m’imposer une fellation qui me donnait l’impression d’être une vache que l’on trait. Sur un bout du trottoir, Rox’ m’a livré une sale guerre, la rue l’entendait hurler, et moi à l’agonie. Ce qui se passe dans la rue reste dans la rue dit-on, c’est vrai d’autant plus que cela ne peut se raconter sans donner le sentiment de salir les oreilles et les yeux qui reçoivent ses images atroces d’une guerre sans droit international humanitaire applicable. En même temps, faut le vivre pour comprendre.

Un peu comme se faire une bonne-sœur ou un prêtre, c’est de l’ordre de l’indicible. Tu vois de quoi je parle. Sur le trottoir, après coup, nous avons enchaîné clopes et shit, sous un réverbère éteint, Rox’ m’a parlé de son dernier séjour dans un coin perdu et paradisiaque du wyomin, cerise sur le gâteau d’un road trip beat-generationnel, elle m’a dit « Les mecs y baisent poches ! Les filles sont pas pire ! ». Cet été, j’irai faire un tour du côté du wyomin.

 

 

Rox’ fume comme une cheminée, il est quoi trois heures du matin et des poussières, elle n’arrête pas. Joints après clopes, une bouteille de scotch, puis une autre de whisky, nous n’arrêtons pas d’errer dans cette nuit avec ses milliers de possibilités.

A un moment, elle sort son téléphone et me demande mon compte insta-nombril, je devine qu’elle veut faire son voyeur comme toi et moi, ou vérifier si en fin de compte je ne suis pas un serial killer ou un fucké – t’sé le genre de malade qui publie sur son profil les épisodes de ses saturnales en culs et clichés baises-iques.

Rox’ fait « Oh shit ! My nigga !! » Sa crainte est confirmée, elle vient de culbuter un fucké, et j’ai envie de lui dire qu’au fond cela n’est pas si grave, l’essentiel est ailleurs, mais Rox’ balance : « Anyway, cela ne m’étonne pas de vous autres ! » « Comment ça ? » « Bah, t’es un negro, right ?! » « Je.. Je ne me suis jamais posé la question.. » « C’mon, don’t fuck with me !! » « Mettons.. et ? » « Le negro est accro au sex ! Mon ex était un méchant de fucké !! » « Et toi, la blanco, t’aimes pas le sex ? » « Comme tout le monde, j’aime çâa ! » « So.. » Rox’ a essayé de m’expliquer que dans le fantastique monde des fuckés de cette terre, certains sont intenses et d’autres qui baisent autant sont plus récupérables que les premiers, question de… à vrai dire je n’ai pas compris.

 

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Après de longues minutes à discutailler sur le degré de nos obsessions cul-bite, Rox’ remarque que je n’ai qu’un abonné et bizarrement 69 abonnements. « Why ?! » « Je supprime toutes les personnes qui s’abonnent ». « Why !!!! » « Parce que les gens n’ont pas à me suivre, ils ne sont pas des moutons » « What !!!! » « Bah, oui, follow comme un mouton, non ? » « That’s bullshit !! » Rox’ a environ deux mille moutons qui la suivent sur insta-nombril, dans le silence de cette nuit je peux entendre leurs bêlements. « Mais, toé, t’es abonné à d’autres !! So, t’es un mouton ?! » « Oui puis non.. En fait, 69 c’est mon chiffre préféré. » « Ah ouinnnn ?!! » « Yep » « Tu vois ! c’est encore sex ton affaire !! » « Mais non, du tout. » « Qu’est-ce tu vas encore me sortir toé !! » « Bah, rien, mai 69, tu connais ? » « No ! » « Tu connais pas le « Il est interdit d’interdire de jouir ? » de la revolution un peu commune de paris et printemps de prague ? » Rox pendant que je lui parle, google « Mai 69 » et le truc de recherche lui propose « Mai 68 », « Mai 68 ou mai 69 ?!!! » « Mai 69 », google un peu largué lui propose de tas de trucs pas rapport, Rox’ découragé jette l’éponge. « Okkkayyyy ». Humaniste comme un anulingue, je finis par lui dire : « 69, c’est comme le yin et le yang, le symbole ». Rox’ réfléchit un moment puis « Ouinnnn hein !! C’est vraiiii !!! » Elle reprend une autre clope et vide la bouteille de whisky.

Il est plus de quatre heures du mat’, nous sommes assis sur le trottoir, Rox’ tire une marijuana, et moi une clope. Putain de cancer si relax. Parait que certains à vingt, vingt-cinq ans, ont déjà un cancer, on trouve cela anormal, surtout que leur sorte de cancer se rencontre d’habitude chez les Gris et autres Argentés proches du cimetière ou de la crémation. Ce que à quoi je veux toujours répondre qu’à vingt, vingt-cinq ans, on est un cancer, mais j’ignore pourquoi je ferme toujours ma gueule. Rox’, je ne sais pas quel âge elle a, pas voulu savoir. Je n’ai jamais compris pourquoi les gens sont aussi obsédés par l’âge, le leur et celui des autres. Je ne demande jamais ce genre de truc, ou si je le fais c’est vraiment pour une raison qui m’y oblige ou sans le faire sciemment. Rox’ peut bien être âgée de mille ans et de vingt ans, m’en fous royalement.

 

 

Elle est un peu spéciale, mais pas ado’ ou adulescente, pas jeune coincée du cul, pas chiante, pas insipide, pas d’une superficialité stérile, pas d’une intelligence sans imaginaire, pas d’un truc qui tourne en rond et ne part nulle part, pas d’un présentoir au rabais comme tant de clinquant de nos jours, pas d’un manque d’assurance qui supplie presque que l’on l’apprécie pour se sauver ou pour se considérer, pas en détresse psychologique ou que sais-je encore, elle est juste un peu spéciale et son âge m’en bats les couilles. Elle pourrait être vieille à en perdre son dentier que je n’aurai rien à foutre, avoir dix-huit ans à en pisser encore dans ses bobettes que cela me laisserait de marbre, avoir vingt-cinq ans à en partager son herpès à tous ses comparses que franchement je m’en ficherai pas mal.

Rox’ est un peu spéciale, quelque chose de différent, de vraiment authentique ; et lorsqu’elle grimpe sur moi là tout de suite sur ce trottoir, qu’elle se met à me chevaucher comme on chevauche une monture, dans cette rue endormie, je suis comme un cheval bien dressé, Rox’ avec ses « Yeehaw » de cowboys-marlboro nous emmènent à la conquête de l’ouest. Et cela, c’est ce qui importe. Rox’ est vraiment quelque chose.

 

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Après la conquête, la cowboy et moi nous quittons le trottoir pour un lieu plus convenable à une discussion corps-à-corps dans toute la nudité de nos personnages. Presque cinq heures du mat’, la ville sort du coma, misère. Rox’ a chez elle une caverne d’ali baba : de la bière, de la baise, et de la musique indie-folk. Point d’ennuyeux préliminaires, nous passons à la dégustation de nos restes d’une nuit qui ne meurt pas. A un moment donné, je crois reconnaître le Our Remains de Beta Radio, et cela me fait penser à Josepha. Jo’ adore Beta Radio, comme moi le cancer surtaxé.

Et lorsqu’elle danse sur leur musique, elle ressemble tant à une éclipse hivernale, et je ne me retiens jamais de la prendre sur la table, elle en rit toujours, ce qui me rend heureux.

Rox’ ne se rend pas compte que je suis ailleurs, la monture dressée comme il faut s’est échappée par une fenêtre ouverte dans mon esprit, Rox’ s’en fout au fond royalement tant que le negro bande, le fucké la baise, et bien sûr ne manque de la faire jouir. Le negro s’exécute, c’est un fucké, esclave de la femme, que veux-tu que je te dise.

 

I pulled you in my body
The thought is really all I know
Does it alarm you or disarm you?

 

A un moment donné, pendant que la machine esclavagée exécute les ordres de la maîtresse qui souhaite maintenant être traitée comme les negro dans les champs de coton, Rox’ me dit : « Je veux du 69 ! » Coupé dans ma fougue, je reste un peu interloqué, le « 69 » était prévu au menu mais « Quoi, là, c’est pressant ? » « Ouiii !! Je veux t’avoir dans ma bouche et moi être dans la tienne !! »

Elle a fait le yang, j’ai pris le yin. Dans le reflet du miroir posé près de son lit, je nous ai regardés, parfaitement imbriqués, plus anthropophages que vegans, nous ne faisions qu’un. 1 = 69. Cela n’arrive pas tous les jours sur la « Chic planète ». Rox’, un peu spéciale. J’adore. On s’est dégustés. 

Bande sonore : Sahalé – Magharibi.

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